Bible Chercher Trouver

Je suis née à Bayonne dans une famille catholique. Ma mère, ma tante et ma grand-mère m’ont éduquée dans la religion catholique romaine avec toutes étapes dans l’ordre : baptême, petite communion et communion solennelle, confirmation, et enfin mariage. Depuis mon plus jeune âge, j’allais tous les dimanches à la messe et parfois aux vêpres, à tel point que j’en suis venue à connaître par coeur – mécaniquement – les rites et paroles, mais sans en comprendre le sens.

Dans ma jeunesse les choses concernant la foi m’interpellaient de temps à autre mais je n’osais pas poser des questions. Pourtant j’étais attirée par la personne de Jésus et j’avais des questions sur ce qu’étaient la Trinité, le Saint-Esprit, et d’autres choses. J’aurais aimé trouver chez les religieux que je côtoyais quelque chose qui ressemblait à Jésus. Mais l’appareil catholique romain était si lourd et complexe que la ressemblance avec Jésus et les apôtres était absente. En fait, je constatais que le comportement des religieux n’était pas différent de celui des autres personnes qui m’entouraient.

Adolescente, je me suis mise à lire beaucoup les auteurs et penseurs en vogue à l’époque (Montherlant, Alexis Carrel, Jacques Chardonne, etc..) et à faire du tennis. À l’âge de 14 ans (c’était en 1937) j’ai rencontré Roger, qui deviendra plus tard mon mari, lorsque nous allions aux fêtes de Bayonne en famille. A cette époque, ces réjouissances Bayonnaises étaient très bon enfant.
Deux mois après notre mariage en 1946, Roger a pris un poste de responsabilité au Mali. Nous étions à Bamako et Roger était l’adjoint au maire. Bien qu’il soit généreux et intègre, notre vie devint mondaine à outrance et nous sortions et dépensions sans compter alors que notre désir initial était de découvrir l’Afrique profonde.
En lisant ‘L’Introduction à la Vie Dévote’ de St François de Salle qui préconisait de donner tous ses biens pour plaire à Dieu, je fus très troublée. La vie chrétienne telle qu’il la présentait me semblait être juste, mais une mission impossible pour moi.

Notre premier enfant, notre fille, née à Bamako, me combla de bonheur. Mais nous avions beaucoup d’inquiétudes à son sujet à cause des épidémies qui sévissaient à ce moment-là. Aussi, lorsque notre fils Jean est né à Bayonne l’année suivante, nous avons choisi ne pas prendre de risques avec le climat torride du Mali aggravé par les épidémies et confier Jean à sa grand-mère jusqu’à notre retour.

Pour le séjour suivant, toujours au Mali, Jean n’étant plus un bébé et donc les risques moindres, nous étions tous les 4. Seuls Européens jusqu’à 200 km à la ronde, nous communiquions avec Bamako par radio. L’appareil tombé en panne, et ne pouvant rester isolés, nous avons vu débarquer et s’installer un agent de maintenance. C’était un fervent militant communiste, qui avait étudié à fond le droit canon catholique — ce qui n’était pas mon cas — afin de mieux détruire les arguments des croyants. Et dès le lendemain, le sujet fut abordé. Je ne brillai pas face à ses thèses marxistes mais résistai énergiquement. Il faut dire que j’avais moi-même quelques interrogations me demandant comment étaient Dieu, la Trinité… mais en particulier, comment des autorités religieuses, des hommes, se permettaient de juger et de décréter béatifiés, puis sanctifiés certaines personnes comme Thérèse de l’Enfant Jésus, Jean de la Croix et tant d’autres. J’étais troublée et n’avais pas de réponse.

Après le Mali, ce fut Dakar où Roger eut la lourde tâche de résoudre de nombreux problèmes concernant toute l’Afrique de l’Ouest, d’où un surmenage qui l’affecta sérieusement.
Puis en 1955, Roger prit un autre poste avec d’importantes responsabilités dans les Territoires d’Outre-Mer, à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. J’avais tout juste la trentaine et je me suis mise plus que jamais à lire, par goût et parce que j’étais en recherche du sens de la vie. C’est alors que je commençais à demander régulièrement et avec insistance aux gens que je rencontrais s’ils croyaient en Dieu. Je voulais savoir si beaucoup s’intéressaient à Dieu et j’avais l’espoir de trouver des personnes croyantes qui pourraient répondre à mes questions sur Dieu, sur la Trinité, sur le sens de la vie, etc… Tristement et malgré toutes mes questions pour trouver de tels croyants, je n’en trouvais pas, mais plutôt des Catholiques peu instruits dans la foi, comme moi, ou bien des athées.

Ma vie fut remplie de beaucoup de réceptions officielles et de sorties entre amis, et je m’éloignais de la pratique de la foi catholique en restant toujours convaincue de l’existence de Dieu. J’étais surtout occupée par les affaires de ce monde. Puis Roger se trouva à la tête de 3 services administratifs pour lesquels il travailla de grand cœur. Et le week-end il enseignait le droit à la maison à des étudiants motivés et pauvres, ce qui mit un frein à nos sorties.

Quelques années après, en 1967, je me suis soudainement retrouvée veuve, alors que je sortais juste de l’hôpital après une grosse opération de l’estomac. Mes enfants et moi étions dévastés, mais nous avons été merveilleusement soutenus par la présence de nos amis. Après cette grande épreuve, je décidai de rester en Nouvelle Calédonie et je me mis à travailler avec entrain comme journaliste.

Dans les années 70 je revins en France, à Biarritz, et je reçus la responsabilité d’organiser des congrès puis de diriger l’office du Tourisme, ce qui m’occupa abondamment jusqu’à ma retraite en 1988. J’avais également soin de ma petite fille, qui faisait ses études secondaires, ici, sur la Côte Basque.

En 1992 je retournais m’installer en Nouvelle Calédonie. Et c’est seulement à l’approche de mes 80 ans que mes questions sur Dieu et sur le sens de la vie ont pris plus d’importance. En ce temps-là, je m’étais remise à questionner tous les gens que je rencontrais au sujet de leur foi. Je devais consulter régulièrement des médecins, depuis mon intervention chirurgicale de 1967, et je fis la connaissance à Nouméa des Dr Soërti et Anne-Marie Darjana. Ils avaient la réputation, auprès des autres médecins, d’être différents, surtout d’un dévouement et d’une disponibilité peu courants.

Un jour, en attendant mon RDV dans leur salle d’attente, je questionnai leur secrétaire, Priscille : ‘Vous croyez en Dieu ? Où en êtes-vous avec Dieu ?’ Avec un sourire lumineux, elle me fit une réponse étonnante, précise et intelligente qui montrait qu’elle connaissait Dieu, et qu’elle l’avait rencontré. C’était la première fois de ma vie que j’entendais une telle réponse. J’en étais époustouflée et je l’écoutais de toutes mes oreilles. Elle me parla longuement de Jésus-Christ, son Seigneur et Sauveur, et je ne vis pas le temps passer. Lorsque le Dr Anne-Marie Darjana me reçut dans son cabinet, j’en oubliai la raison médicale de ma visite car j’étais émerveillée par ce que j’avais entendu de Priscille. Et je lui racontai notre entretien.

Quelques jours après je reçus de Priscille une Bible accompagnée d’un très gentil mot d’encouragement à lire la Bible par moi-même. J’avais déjà vu des Bibles, et j’en avais même tenu dans mes mains, mais ce fut la première fois de ma vie que j’ouvris une Bible pour la lire par moi-même. Je ne savais pas qu’il est écrit : Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! (Psaume 1:1-2)

Plus tard, lors d’une autre consultation alors que je l’interrogeai encore sur sa foi, elle me proposa de découvrir cette foi fondée sur la Bible en l’accompagnant à leur réunion d’église du Dimanche, qu’ils appelaient leur culte. J’étais de plus en plus touchée par l’exemple de ce couple de médecins qui me traitait. Leur foi, leur dévouement et leur humilité m’étonnaient grandement. Aussi j’étais très curieuse de voir et de rencontrer ces chrétiens.

Un Dimanche je les accompagnai et je fus tout d’abord frappée de leur accueil si chaleureux et de la fraternité quel que soit l’âge, la couleur ou le niveau social. Je n’avais jamais vu ça. De plus, il n’y avait aucune distance entre les responsables qui prêchaient et enseignaient et les chrétiens présents au culte. Tout se faisait avec simplicité et humilité comme aux temps de Jésus avec ses apôtres.

Ensuite je fus bouleversée par les cantiques dont les paroles me touchaient profondément. Ce n’est que bien après que je découvris que leurs paroles étaient essentiellement des versets de la Parole de Dieu. Dans mon enfance j’avais bien appris à chanter et répéter des cantiques catholiques, et je chantais comme mécaniquement, mais je n’avais jamais été touchée ou émue par les paroles. Là, il en fut tout autrement. J’en étais bouleversée et je me mis à chanter ces cantiques de tout mon cœur. En fait, je priais en chantant, je m’adressais à Dieu de tout mon cœur par ces cantiques. Et quand un responsable prêchait, je buvais les paroles simples mais percutantes des messages tirés des textes des Évangiles comme ces paroles de Jésus : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Jean 3:16-17)

J’appris que le Dimanche après-midi, Emmanuel Dunau enseignait et faisait étudier la Bible aux adolescents.
À 80 ans passés, assoiffée de la Parole de Dieu, je me joignis à ces adolescents et je suivis passionnément tous les enseignements. Je fus émerveillée par les connaissances bibliques que ces jeunes gens possédaient déjà et par toutes les questions intelligentes qu’ils posaient. Une jeune fille, Michèle, raconta même à plusieurs reprises comment elle expliquait simplement à ses enseignants (d’Histoire, je présume) leur erreur concernant la Bible et les religions. Et lorsque je vis le comportement exemplaire de ces jeunes (non pas d’un seul, mais de tous sans exception) vis-à-vis de leurs parents, de leur entourage, y compris de leurs enseignants, mais aussi leurs brillants résultats scolaires, je fus abasourdie. Je n’avais jamais vu ça de toute ma vie.

Avec ce groupe de jeunes, j’ai appris tant de choses sur Dieu, sur Jésus, sur le salut, sur l’au-delà, sur la vie chrétienne… tant de choses que j’ignorais totalement et qui ne m’avaient jamais été enseignées comme ces paroles du livre des Actes : Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4:12). Et c’est au sein de cette assemblée chrétienne que je découvris mon énorme ignorance de la Parole de Dieu et de Dieu lui-même. J’avais reçu une religion par ma famille, mais je ne connaissais pas Dieu et ne l’avais jamais rencontré comme mon Sauveur.

C’est là à Nouméa, en entendant la Parole de Dieu dans sa simplicité et Sa puissance, que je l’ai reçue et que j’ai cru en Jésus-Christ de tout mon cœur. Je ne savais pas encore que Jésus dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6) et aussi : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (Jean 3:5)

Je lui ai donné mon cœur et j’ai su avec certitude que j’avais enfin trouvé la vérité. Et j’ai même découvert que Jésus a dit : Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi (Jean 12:32). C’est ce qu’Il a fait suscitant dans mon cœur ces questions sur Dieu, la Trinité, le Saint-Esprit. Je suis immensément reconnaissante au Seigneur Jésus pour cette assemblée des Flambeaux à Nouméa qui m’a permis de rencontrer la vérité, Jésus, mon Sauveur et mon Seigneur. Cette assemblée m’a aussi permis de grandir spirituellement et d’être transformée par Dieu et par Sa Parole, conformément aux Écritures.

Depuis lors, bien que veuve, je n’étais plus seule, mais constamment accompagnée de Jésus qui a fait sa demeure en moi par Son Esprit selon ce que disent les Écritures : Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. (Romains 8:9)

J’ai passé près de 10 ans dans l’assemblée des Flambeaux. Au début je lisais la Bible pour connaître mon Dieu, ensuite je ne pouvais plus me passer de cette précieuse nourriture quotidienne. Jésus n’a-t-il pas dit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (Matthieu 4:4)

Puis, je suis rentrée définitivement en France en 2011 et le Seigneur m’a conduite vers le Centre Biblique d’Anglet (Église Biblique Baptiste) qui m’a accueillie avec le même esprit fraternel de simplicité chaleureuse que j’avais connu à Nouméa. Assez vite, le sentier ayant été tracé là-bas, ma connaissance de Dieu a connu une autre dimension. Là aussi, comme à Nouméa, j’ai été touchée par l’exemple de vrais chrétiens, et nourrie, enrichie de la Parole transmise par Richard et Jean-Jacques qui aident une assemblée attentive à mettre en pratique cet enseignement donné par la Bible… ces Écritures qui viennent de Dieu contiennent vraiment TOUT pour chaque moment, chaque circonstance de la vie; des versets qui instruisent, qui encouragent, qui apaisent, qui consolent et donnent la joie. Et je me suis attachée encore plus à mon Dieu et à Sa Parole.

L’enseignement permanent renforça mon changement. Avant ma conversion, je questionnais, ne sachant rien, et maintenant, pensant à toutes les bénédictions, tous les dons de Dieu au cours de ma vie, j’avais envie de « crier » ma foi. J’ai compris aussi que les malheurs du monde viennent du fait que l’homme a oublié Dieu, comme l’a dit Soljénytsine, et que nos désobéissances à ses commandements sont une bien mauvaise réponse au Christ qui s’est fait Homme et a donné son sang en prenant sur Lui nos péchés pour nous offrir un salut gratuit par la repentance et la foi en Lui.
Par la grâce de Dieu, j’ai poursuivi cette voie qu’Il nous a donnée dans Sa Parole, avec une foi où le doute n’a plus de place. En y réfléchissant, je suis moi-même étonnée d’avoir découvert, à 80 ans passés, ce qu’est marcher par la foi selon les Écritures.

Mon désir le plus profond est d’être un témoin de Jésus-Christ, comme Il l’a demandé à ses disciples : Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. (Actes 1:8)

Ma prière c’est que vous preniez ces choses avec sérieux car votre vie ne vous appartient pas. D’ailleurs, rien ne nous appartient. Regardez : au terme de notre vie, nous n’emportons rien de ce que nous avons accumulé. Vérifiez, lisez par vous-même, n’attendez pas d’avoir 80 ans comme moi pour chercher sincèrement la vérité, ni le fait de vous trouver devant Dieu, car là il serait trop tard…

Demandez, et l’on vous donnera ;

cherchez, et vous trouverez ;

frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit,

celui qui cherche trouve,

et l’on ouvre à celui qui frappe.

(Matthieu 7:7-8)

J’ai cherché, cherché… et j’ai enfin trouvé !