chercher vraie religion

Je suis né en 1993 à Bayonne, dans une famille peu religieuse, mais tout de même de tradition catholique. J’ai donc été baptisé quand j’étais bébé, d’un baptême selon la tradition catholique. Je n’ai pas grandi dans un environnement religieux même si j’ai été au catéchisme quand j’étais enfant ; et puis j’ai fait ma première communion. Ensuite j’ai voulu arrêter parce que ça ne me plaisait pas et même ça me désintéressait complètement. J’ai très peu de souvenir des enseignements religieux que j’ai reçu à cette époque. Et j’ai continué à grandir sans me soucier de Dieu, ni des questions essentielles de la vie.

J’avançais dans la vie sans aucune conviction sur l’existence de Dieu, même si quand j’étais adolescent, peut-être après mes 16 ans, cela m’arrivait de prier, très rarement, un Dieu que je ne connaissais pas. Je m’étais fait une image de Dieu dans ma tête, dans ma pensée. Je ne me souviens pas exactement comment je priais : je me mettais à genoux, je faisais le signe de la croix, je demandais la protection de Dieu pour des voyages, ou d’autres choses égoïstes. C’est vrai que, même sans être conscient des enjeux spirituels de ma vie, je craignais la mort. Pourtant je ne savais pas qu’il est écrit dans la Parole de Dieu, la Bible : « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, et après cela vient le jugement »1. Je n’avais pas entendu parler du jugement de Dieu et donc n’en avais aucune idée.

À 20 ans, après avoir fini mes études, je suis parti pour l’Angleterre et sa capitale Londres. J’ai travaillé là-bas, essentiellement dans la restauration, avec pour ambition d’apprendre l’anglais. J’y suis resté 7 mois et j’ai vécu en colocation. À Londres, j’ai découvert une culture différente et un état d’esprit différent pour aborder certains sujets, par exemple la religion. J’étais étonné de voir, autour de moi, que les gens parlaient de Dieu sans tabou. En y repensant, je réalise que j’ai probablement plus parlé de Dieu en 7 mois à Londres qu’en 20 ans en France ! Un jour je discutais avec un colocataire sur un sujet quelconque, et à un moment il me dit : « Non, il n’y a pas  »ta vérité » ou  »ma vérité », il y a une seule Vérité ». Sur le coup, ça m’a fait « tilt » et je me suis dit dans ma tête : « mais il a raison, c’est tellement logique et évident…». Donc les jours, les semaines et les mois qui ont suivi j’étais en quête de la Vérité comme jamais je ne l’avais été. Pourtant j’étais curieux de nature, mais là c’était bien plus profond. Je voulais vraiment savoir quelle est la Vérité absolue et donc quelle est la vraie religion parce qu’il y en a tellement : soit il y en a une qui dit vrai, soit elles sont toutes fausses…

Alors j’ai cherché, et là encore je ne savais pas qu’il est écrit : « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira »2. Et dans ces moments de ma vie, je priais de plus en plus, peut-être avec plus de ferveur et de sincérité, mais toujours un Dieu que je ne connaissais pas. Je me souviens que mon cœur était grand ouvert à la Vérité, sans savoir ce que c’était : j’avais soif de Vérité.

Dans ma recherche personnelle et intellectuelle, je me dirigeais fortement vers l’Islam, à cause de musulmans que je côtoyais. Leur piété m’impressionnait et forçait mon respect, ils vivaient leur foi d’une manière qui me surprenait. Pourtant Dieu commençait à me faire des signes qui auraient dû être évidents : je voyais plusieurs choses en rapport à Jésus-Christ mais que je ne comprenais pas. Peut-être à cause d’un Christianisme que je voyais à la lumière du Catholicisme. Mais un jour, Dieu a captivé mon attention : Il se manifesta à moi par une vidéo, sur internet, d’un chrétien qui parlait et qui se disait disciple de Jésus-Christ. Il appelait Jésus son Seigneur et son Sauveur. Il disait que Jésus-Christ avait dit : « JE SUIS le chemin, LA VÉRITÉ, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi »3. Et moi qui cherchais la Vérité ! Dieu m’avait répondu !

Mais plus que tout encore, ce disciple disait que Jésus-Christ est Dieu… et ça m’a choqué. C’était la première fois que j’entendais dire que Jésus-Christ est Dieu. C’était la première fois que je réalisais la divinité du Christ. J’ai sûrement dû entendre quand j’étais jeune que Jésus est le Fils de Dieu, mais je n’avais pas compris que Dieu est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit. Je m’étais tellement créé une image humaine de Dieu, comme si le Créateur de l’univers, du ciel et de la terre, était un homme alors que Dieu est Esprit et infini. Que Jésus soit Dieu, bien que surprenant, me paraissait logique et sensé. Je me disais que ça expliquait ses miracles extraordinaires et sa renommée absolument unique dans le monde.

Toujours dans la vidéo, ce disciple du Seigneur Jésus parlait aussi de la Bible et il disait que c’est la Parole de Dieu, ce que Dieu a révélé à l’humanité. Plus tard, en lisant par moi même, non seulement j’ai su avec certitude que tout ce qu’avait dit ce disciple était vrai, que c’était bien dans la Bible mais surtout que ce Livre est de Dieu.

Dieu m’a vraiment marqué et touché par cette vidéo. Malgré cela, je continuais ma vie, à vivre sans Dieu, dans la débauche et loin de Christ. J’avais reçu une révélation mais je ne connaissais rien de la justice de Dieu, je ne connaissais rien de l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ sur la croix et je continuais à mépriser Dieu par mon attitude rebelle, insouciante et arrogante. Mais Dieu est bon, et par Sa grâce, Il ne m’a pas lâché.

À mon retour en France, je voulais absolument lire cette Parole de Dieu. Je ne savais pas que la Bible est le best-seller mondial, le livre le plus lu dans le monde… malheureusement pas en France, mais dans le reste du monde : oui. J’ai donc enfin commencé à la lire. J’ai commencé par le début, le premier livre, la Genèse, puis le deuxième, l’Exode. J’ai lu l’histoire de Moïse, avec les Dix Commandements. Là aussi quand j’ai lu ces Commandements, par exemple ceux là : « Tu ne déroberas pas. Tu ne diras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère »4, je n’ai pas compris que ça s’adressait à moi, à nous tous. Ne connaissant pas Dieu et encore moins Sa justice, j’avais développé une mauvaise idée de Son jugement, à savoir que c’était comme une balance où Dieu pesait les bonnes et les mauvaises œuvres. Mais en lisant la Bible, j’ai appris que « le péché est la transgression de la loi »5, que la loi ce sont les Commandements, et que Dieu ne peut pas équilibrer un péché par une bonne oeuvre : Il est obligé de condamner le péché parce que Dieu est Juste, et Il ne peut pas se compromettre avec le péché parce qu’Il est Saint. Je n’avais pas vécu une réelle repentance, par rapport à mon état de pécheur devant Lui. Je n’avais pas encore conscience d’avoir offensé Dieu personnellement. Que cela se passait entre Lui et moi…

Et un autre jour, Il m’a touché et ému avec une autre vidéo, le témoignage d’un autre disciple, et là j’ai compris. Dieu m’a ouvert les yeux sur ma situation et m’a fait comprendre que je devais me repentir. Alors j’ai fléchi les genoux, et j’ai demandé pardon à Dieu pour la vie de débauche que je menais, j’ai imploré Sa grâce pour qu’Il me change, et j’ai mis ma confiance dans le sacrifice de Jésus-Christ. J’ai cru qu’Il a été crucifié pour moi, que le châtiment éternel et le jugement de Dieu que je mérite est tombé sur Lui… et je sais que Dieu m’a pardonné ce jour-là. C’était l’an dernier, le dernier jour du mois de juin.

Depuis ce jour, je comprends à quel point on ne peut pas être avec Lui, le Dieu Saint, et en même temps avec le péché, la débauche. Je ne mérite pas du tout le ciel mais c’est par Sa grâce que je suis sauvé. Aujourd’hui, plus je comprends la sainteté de Dieu, plus je comprends l’amour de Dieu envers moi, qui suis indigne de Sa gloire. Dans Sa parole, il est écrit : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous »6. Les jours qui ont suivi, j’ai très vite ressenti un bouleversement dans ma vie, avec des désirs changés, une conscience et une sensibilité au péché que je n’avais jamais connues. Je pensais continuellement et avec joie à Dieu ou à des choses qui Le concerne.

Je cherchais la vraie religion… et j’ai trouvé Christ, mon Seigneur et mon Sauveur. Le Seigneur m’a sorti du péché de manière radicale et de tout ce qui n’est pas saint, comme le vol, le mensonge ou la convoitise. Maintenant ces choses me paraissent insupportables à l’idée de les pratiquer, et ça ne vient pas de moi mais ça vient de Dieu. Je n’aurais pas imaginé que c’était possible avant qu’Il me sauve.

Par manque de connaissance, je ne savais pas encore que j’avais expérimenté ce que Jésus appelle la nouvelle naissance dans l’évangile de Jean au chapitre 3 : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un ne naît
de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu »7 .

Ensuite, j’ai eu à cœur de trouver une assemblée, des personnes avec qui je pouvais partager ma foi naissante. Je savais qu’avec ce que je venais de vivre, je ne pouvais pas être compris autour de moi. Alors le Seigneur m’a conduit au Centre Biblique d’Anglet et j’ai découvert une communion fraternelle simple et joyeuse qui honore le Seigneur Jésus-Christ autour de Sa parole. Aujourd’hui encore je continue à grandir dans la foi, par la grâce de Dieu. Comme j’ignorais mon état devant Dieu ainsi que la Vérité, beaucoup de gens autour de moi ignorent également ces choses. J’ai à cœur de partager ma foi afin que plusieurs puissent connaître en toute liberté, la Vérité et le plan de Dieu pour l’humanité, ainsi que Sa manière d’agir avec nous, comme le dit, par exemple, Sa parole : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles »8 .

1 Épître aux Hébreux, chapitre 9, verset 27
2 Évangile de Matthieu, chapitre 7, verset 7
3 Évangile de Jean, chapitre 14, verset 6
4 Livre de l’Exode, chapitre 20
5 1ère Épître de Jean, chapitre 3, verset 4
6 Épître aux Romains, chapitre 5, verset 8
7 Évangile de Jean, chapitre 3, verset 3
8 Épître de Jacques, chapitre 4, verset 6, et 1ère Épître de Pierre, chapitre 5, verset 5

Je cherchais la vraie religion